Historique du Cheval Castillonnais
2006 anniversaire des 10 ans de reconnaissance officielle de la race
Également appelé "cheval du Biros" ou "Saint Gironnais"
(du nom de la ville
de Saint Girons où a lieu, le lendemain de la Toussaint, une importante
foire aux chevaux), le cheval Castillonnais a suscité dès le début du siècle
(1908) l'intérêt d'un éminent hippologue ariégeois Gabriel Lamarque, à qui
nous devons les premiers actes de mise en valeur de la population chevaline
autochtone.
Comme toutes les
populations chevalines pyrénéennes (Pottok, Anglo-Arabe, Landais...) le
cheval Castillonnais, issu de hardes sauvages très anciennes, dont les
grottes ariégeoises recèlent force représentations peintes ou sculptées, a
été, au cours des âges, imprégné de sang oriental et surtout ibérique, ce
qui se lit encore de nos jours dans son expression si particulière.
Très fortement
menacé par des croisements d'absorption par des races lourdes et surtout par
la dépopulation de son berceau d'origine, ainsi que la perte de débouchés
traditionnels (Armée, Agriculture, Transports), ce petit cheval méritant
aurait achevé son agonie sans l'intervention en urgence d'un petit groupe
d'amis, dans les années 80.
La légende attribue sa source à la Grèce, ainsi d'ailleurs que celle du costume folklorique particulièrement original des hautes vallées de Bethmale et du Biros.
En 1996, la race est reconnue officiellement, comme cheval de sang, par le Ministère de l'Agriculture.
Sabots de Bethmale (Vallée du Castillonnais)